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Fiche métier · Restauration & métiers de bouche
Un restaurant combine des charges lourdes et des marges fines : matières premières, personnel, énergie et loyer absorbent l’essentiel du chiffre d’affaires. Ce guide passe en revue les postes sur lesquels un restaurateur peut agir, la réglementation à respecter et les équipements à financer, avec nos comparatifs pour chaque levier.
Mis à jour le
Restaurant en chiffres
Sources : Tool Advisor, chiffres de la restauration (Insee, KPMG/GIRA/L'Addition), Fiducial, conformité des logiciels de caisse
Les deux premiers postes sont les achats de matières premières et la masse salariale. On les suit ensemble sous le nom de « coût prime » : c'est l'indicateur que regardent les restaurateurs pour savoir si leur carte et leur organisation sont rentables.
Viennent ensuite le loyer, l'énergie, l'entretien du matériel, les assurances, les frais bancaires et les commissions des plateformes de livraison ou de réservation. L'énergie pèse plus qu'on ne le pense : pianos, fours, hottes, chambres froides et lave-vaisselle tournent de longues heures, souvent pendant les heures pleines.
Trois leviers sont souvent sous-exploités : un contrat d'électricité adapté à votre puissance et à vos horaires, un logiciel de caisse qui donne des marges par plat, et une renégociation régulière des frais d'encaissement par carte.
Pour piloter ces charges, suivez chaque mois trois ratios : le coût matières rapporté au chiffre d'affaires (autour d'un tiers en moyenne dans la profession), la masse salariale chargée et le coût prime qui les additionne. Un écart qui se creuse sur un plat se voit dans les statistiques de la caisse avant de se voir dans le bilan. Négociez aussi vos frais fixes une fois par an : terminal de paiement, abonnements logiciels, assurance et contrat d'énergie évoluent souvent sans que personne ne les relise.
Pour servir de l'alcool, il faut une licence adaptée : la « petite licence restaurant » pour les boissons fermentées pendant les repas, ou la « licence restaurant » pour toutes les boissons pendant les repas. Le permis d'exploitation, obtenu après une formation, est exigé pour l'exploitant.
En hygiène, au moins une personne de l'établissement doit avoir suivi une formation en hygiène alimentaire adaptée à la restauration commerciale. Le plan de maîtrise sanitaire, la traçabilité et l'affichage des allergènes sont contrôlés par les services vétérinaires.
Côté affichage, les prix doivent être visibles de l'extérieur et l'origine des viandes bovines indiquée. Enfin, si vous encaissez avec un logiciel et êtes assujetti à la TVA, il doit être certifié par un organisme accrédité depuis le 1er septembre 2026.
Pensez aussi aux contrôles réguliers liés à l'accueil du public : sécurité incendie et accessibilité pour un établissement recevant du public, vérification des installations de gaz et d'électricité, entretien des hottes et des conduits. Gardez tous les justificatifs dans un même classeur ou dossier numérique : ils vous seront demandés par les services de contrôle, mais aussi par votre assureur après un sinistre. Enfin, si vous accueillez des clients professionnels, la facture électronique s'appliquera à ces ventes au plus tard le 1er septembre 2027.
Le cœur de l'investissement est la cuisine : piano ou plaques, four mixte, friteuse, hotte avec extraction, chambres et armoires froides, cellule de refroidissement, lave-vaisselle. Côté salle, le mobilier, la terrasse et le matériel d'encaissement s'ajoutent.
Une cuisine professionnelle complète représente un investissement important, souvent supérieur aux moyens de trésorerie d'un restaurant qui démarre ou se rénove. Le leasing et le crédit-bail sont très utilisés : ils permettent d'étaler la dépense sur la durée de vie du matériel, et certains fournisseurs proposent un financement intégré.
Pensez aussi à l'entretien : un contrat de maintenance sur le froid et la laverie évite les pannes en plein service, qui coûtent bien plus cher que la réparation elle-même.
Avant d'investir, comparez l'électrique et le gaz pour la cuisson : le prix de l'énergie, la puissance disponible dans le local et vos habitudes de cuisine comptent autant que le prix d'achat. Pour la salle, le matériel d'encaissement (tablettes, imprimantes, terminal) est souvent proposé en location par l'éditeur du logiciel. Lors d'une reprise, faites inventorier et tester le matériel compris dans le fonds : un équipement en fin de vie doit être pris en compte dans le prix de cession et dans votre plan de financement.
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La petite licence restaurant autorise les boissons fermentées (vin, bière, cidre) pendant les repas ; la licence restaurant autorise toutes les boissons pendant les repas. L'exploitant doit aussi détenir un permis d'exploitation.
Oui, au moins une personne de l'établissement doit être formée à l'hygiène alimentaire adaptée à la restauration commerciale.
Ajustez la puissance souscrite, comparez les offres d'électricité, entretenez le froid et la ventilation, et évitez de faire chauffer les équipements à vide en dehors du service.
Oui, s'il est assujetti à la TVA et enregistre ses ventes dans un logiciel ou un système de caisse : seul un certificat d'organisme accrédité est accepté depuis le 1er septembre 2026.
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